Le premier service de la Communauté de communes mis en place dès sa création en 2002, a été celui du développement économique. Ce terme revêt aujourd’hui une étrange résonance quand partout il n’est question que de récession économique. Et pourtant… Se morfondre n’est pas, à proprement parler, ce qu’attendent les habitants et les entreprises locales de leurs élus.
Même avec une poussée préoccupante du chômage, la Petite Camargue est d’ailleurs loin d’avoir perdu tout dynamisme économique. En témoigne l’élargissement de l’assiette de la taxe professionnelle enregistrée encore en 2010 sur notre périmètre, soit + 5,6% d’augmentation par rapport à l’année précédente.
Une grande partie du produit de cette taxe est aujourd’hui réinvestie pour accompagner les efforts des acteurs économiques locaux.

L’inquiétude est donc légitime quant aux conséquences de l’abolition de cet impôt et de son remplacement par une contribution économique territoriale. Celle-ci risque assurément de distendre le lien entre l’entreprise et le territoire et de faire dépendre de compensations étatiques aléatoires les Communautés de communes, dites « à taxe professionnelle unique » et à fort tissu industriel comme la nôtre.
C’est une vraie bataille pour accroitre l’activité économique et défendre l’emploi que nous menons, tout en ne perdant pas de vue le fait que les résultats sont toujours extrêmement fragiles.
Certes, si nos interventions financières sont à l’échelle budgétaire d’une collectivité de vingt-quatre mille habitants, elles visent à être cohérentes et complémentaires de celles de l’Etat. Elles portent sur toutes les parties de la chaîne de l’emploi : action sur le foncier, vigilance sur les questions d’urbanisme et d’environnement, accueil des industriels, lutte contre l’évasion commerciale, mise en relation des demandeurs d’emploi et des entreprises, insertion par l’économique.
Reine Bouvier
Présidente de la Communauté de communes de Petite Camargue
Maire de Le Cailar
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